Revue de presse

"Gros plan sur Lokarri"

LE JOURNAL DU PAYS BASQUE
   

"Lokarri mobilise un territoire"

ECRAN TOTAL
   

"Lokarri"

ENBATA
   

"À VOIR Lokarri une première !"

SUD OUEST
   

"La Cita à Biarritz L'histoire d'un film"

SUD OUEST
   

"Lokarri, les liaisons heureuse"

LA SEMAINE DU PAYS BASQUE
   

"Stéphane Rideau est Imanol"

LA SEMAINE DU PAYS BASQUE
   
"
La Cita à Biarritz L'histoire d'un film"
SUD OUEST
29 Septembre 2001

Le dixième festival des cinémas et cultures de l'Amérique latine débute à Biarritz, lundi 1er octobre. Au milieu des créations latino, le dernier film de Jean-Pierre Grasset tourné ici. "Lokarri"

Jean-Pierre Grasset avait mis quatre ans à monter son projet. Tout le monde en entendait causer, plus personne n'y croyait. Sauf lui. Entre temps, il a bien réalisé quelques documentaires, remarqués. Il fallait bien avancer. Il réussit même l'exploit de monter sa propre société de production puisque nul ne voulait le produire. Atlan Films lui survit aujourd'hui encore, sous l'œil attentif d'Isabelle Capdeville, sa compagne.

Jean-Pierre Grasset est mort d'une rupture d'anévrisme au mois de mars 2001. Il venait juste d'achever le montage du film, son dernier : "Lokarri". Il avait juste 50 ans. Homme de cinéma et de télévision, dialoguiste, réalisateur, auteur, Jean-Pierre Grasset avait quitté Paris pour s'installer au Pays-Basque en 1996. Un an plus tard, il fondait sa société de production, avec laquelle il réalisa plusieurs documentaires, pour la plupart consacrés à la culture et à la musique traditionnelle basque. " Il a fallu tous ces documentaires pour approcher la culture basque, s'en imprégner, reconnaît Isabelle. "Lokarri" est construit à partir de la somme de toutes ces choses qu'il a engrangé pendant des années."

"Lokarri" sera présenté au public officiellement pour la première fois, pendant la Cita. L'homme disparu, son œuvre poursuit son chemin et son dernier film, celui qui lui avait donné tant de mal, va vivre sa vie. Dans ses notes préparatoires, Jean-Pierre Grasset a donné quelques pistes pour appéhender son long-métrage : "Mes intentions de réalisation tiennet compte du coût modeste de cette production, écrivait-il. Tournée en en deux semaines de cinq jours sur quatre décors seulement. L'équipe technique est réduite pour une plus grande mobilité et une plus grande discrétion sur les décors, où les comédiens seront le plus souvent mêlés aux "vrais gens" qui fréquentent les lieux choisis pour notre histoire. En résumé, la réalisation tient plus du reportage."

"IL ÉTAIT LE MOTEUR"
Véritable plongée dans le Pays Basque d'aijourd'hui, "Lokarri" est l'histoire ordinaire d'un jeune joueur de Cesta-Punta, fêtard et

ambitieux, qui rêve d'une vie plus grande et envisage de partir…en Amérique. Deux personnes parviendront à le retenir chez lui : Ximixta, interprété par Henri Daguerre, joueur de pelote mythique des années 70, parti faire fortune en Argentine, écrasé de culpabilité et Viviane, une jeune étudiante dont il tombe amoureux.

Très vite, le jeune Imanol, dont le rôle est tenu par Stéphane Rideau, comédien fétiche d'André Téchiné, va renoncer au mirage américain pour reprendre pied dans sa terre et sa culture profonde.

"Lokarri" a été présenté aux acteurs du film, qu'ils soient comédiens, techniciens, figurants à Saint-Jean-Pied-de-Port, au cours d'une projection privée.

Ce public privilégié a apprécié et le geste et le film. C'est ensuite un festival de cinéma Suisse qui a sélectionné le dernier long-métrage de Jean-Pierre Grasset, lui réservant un acceuil très positif. Les spectateurs de la Cita seront nombreux à découvrir l'histoire d'Imanol dans le cadre de la sélection "Panorama", mercredi, jeudi et vendredi prochains. Et "Lokarri"" continuera son chemin dans la jungle des procustions cinématographique du monde entier.

"Sans Jean-Pierre Grasset, la société Atlan Films doit poursuivre son activité, nous sommes actuellement sonnés, dans une période transitoire, note Isabelle Capdeville.

Il était le moteur de la société, auteur, réalisateur, producteur. Sans lui…Nous avons pourtant un réel désir de maintenir cet outil de travail au Pays Basque."

Puisse ce vœu être entendu.

ISABELLE CASTÉRA